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Entrevue avec Boogat : grande vision d’un petit monde

Boogat, ou Daniel Russo Garrido de son vrai nom, a vu son succès s’exacerber avec le lancement de son album El Dorado Sunset, sur lequel il chante exclusivement en espagnol. Parfois pris comme modèle de réussite en matière d’intégration des immigrants, Boogat est pourtant un véritable Québécois d’origine. Avant de se préparer pour sa performance de ce soir au FTMS, l’artiste a bien voulu m’accorder quelques minutes pour causer identité et culture, deux sujets qui semblent lui coller à la peau.

 

Tu es né d’une mère mexicaine et d’un père paraguayen, et tu habites maintenant à Verdun. Comment vis-tu ce métissage culturel?

Ce n’est pas quelque chose à quoi je pense. Ça n’a pas d’impact sur mes relations ou sur la conception de ce que je suis; je le suis, c’est tout. Moi, je suis né au Québec, je suis Québécois. Et le Québec, ce n’est que métissage depuis toujours. Je le vois donc comme quelque chose de vraiment normal. Le métissage, c’est l’histoire humaine.

 

Gardes-tu quelque chose de ton héritage mexicain et paraguayen?

Oui, c’est certain. Mais je ne comprendrai jamais complètement la culture mexicaine, ni la culture paraguayenne, comme je ne comprendrai jamais complètement celle du Québec.

 

La foule qui te suit, elle, est-ce qu’elle est bien métissée?

C’est comme un gros mélange. J’ai été couvert dans les presses francophone et anglophone: comme je ne chante dans aucune de ces deux langues [sur son dernier album], j’ai évité le problème d’être confiné à une ou l’autre. J’ai beaucoup axé mon mouvement sur la presse francophone, donc il y plus de francophones à mes spectacles. Par contre, il y a de plus en plus de latino-américains, entre autres.

 

Sur scène, t’adresses-tu au public en français seulement ou y mêles-tu un peu d’espagnol?

Ce soir, à Sherbrooke, je pense que les gens seront principalement francophones, donc je vais m’exprimer plus en français. Ça dépend toujours de l’endroit où je suis. Mais les gens sous-estiment beaucoup leurs capacités linguistiques. Quand je dis quelque chose en anglais ou en espagnol, les gens comprennent.

 

Et pour les paroles de ta musique, crois-tu que les gens comprennent de quoi tu parles?

Certains comprennent tout, et d’autres rien. De sortir un album complètement en espagnol m’a poussé à faire un travail au niveau de l’interprétation, pour faire passer l’émotion. Même si tu ne connais aucunement le sujet de la chanson, tu peux quand même comprendre l’émotion qui est véhiculé. Je voulais arriver à la place où, si tu ne parles pas la langue, ce n’est pas grave. En musique comme dans les autres formes d’art, si tu arrives à susciter une émotion, tu réussis. Je crois d’ailleurs que c’est un mauvais pli que la musique franco a pris. On croit que ça ne peut pas être populaire ailleurs parce que les gens ne comprennent pas. Nous sommes tellement ancrés dans la culture du texte, qu’on en oublie l’interprétation et l’émotion. C’est une question de dépasser la langue.

 

En Amérique latine et au FTMS, la danse occupe une grande place. Dans la vie de tous les jours, es-tu seulement musicien ou danses-tu aussi?

Pour un Latino-Américain, je danse très mal; pour un Québécois, je suis excellent. (Rires)

 

Tu as performé quelques fois au Mexique dernièrement, est-ce que le Mexique est ton El Dorado?

Quand j’ai réalisé l’album El Dorado Sunset, je ne pensais pas vraiment que ça allait fonctionner. Je me suis plutôt demandé ce que c’était pour moi de chanter en espagnol. Historiquement, l’Amérique latine c’est l’El Dorado. Pourtant, si tu comprends mes textes, tu comprends que ça traite de sujets hyper québécois et nord-américains. Les latinos, quand ils entendent mes textes, ils me demandent d’où je viens pour pouvoir penser à des choses comme ça. Ce sont des réalités qu’ils ne connaissent pas. Dans un deuxième temps, les gens de l’Amérique latine, quand ils regardent le Québec, ils voient ça comme l’El Dorado.

 

Boogat me laisse en me confiant qu’il s’estime chanceux de pouvoir interagir avec des gens de partout dans le monde, grâce à sa carrière musicale. “La distance n’a pas l’impact que l’on pense qu’elle a sur nous. La musique que je fais, c’est une culture pop réinterprétée, mélangée avec le bagage de musique traditionnelle de mes parents, et il y a toute une communauté internationale qui fait la même chose. C’est incroyable! Le monde est beaucoup plus petit qu’on pense.” Ce soir, Boogat vous présente son petit monde dès 22 h sur la scène Loto-Québec du Festival des Traditions du Monde de Sherbrooke, une des villes qu’il aime le plus au Québec! Soyez-y!

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